Enquête aéronautique A16O0066

Panne électronique

L'événement

Le 25 mai 2016, un Embraer ERJ 190-100, exploité par Air Canada et assurant le vol ACA361 en provenance de l’aéroport Logan International à Boston (Massachusetts) (KBOS), en direction de l’aéroport Lester B. Pearson International, Toronto (Ontario) (CYYZ), était en route quand les deux alternateurs entraînés par moteur sont tombés en panne. Le système électrique de secours s’est déclenché automatiquement. L’équipage a suivi les procédures d’urgence, et a réussi à réinitialiser les alternateurs. L’atterrissage de l’aéronef s’est déroulé sans incident. Aucune urgence n’a été déclarée, et il n’y a eu aucun blessé.

Carte de la région

Enquêteur désigné

Photo de Peter Machete

Peter Machete a fait ses débuts dans l’aviation en 1977 et il s’est joint au Bureau canadien de la sécurité aérienne (organisme précurseur du BST) en novembre 1985.

Il a quitté le BST en mai 1996 pour revenir à l’aviation commerciale, mais a réintégré le BST en mai 2003. Au cours de cette absence, il a réalisé des vérifications de la maintenance à titre d’expert pour des sociétés aériennes ou des assureurs. Il a suivi divers cours pour se familiariser avec plusieurs types d’avions et a ajouté de nombreuses qualifications à ses licences.

Il a également suivi des cours sur les systèmes de gestion de la sécurité pour les sociétés aériennes, la récupération d’aéronef, les performances et structures des appareils ainsi que les enquêtes poussées sur les accidents d’aéronef à voilure tournante.

Processus d'enquête du BST

Une enquête du BST se déroule en 3 étapes :

  1. L'étape du travail sur le terrain : une équipe d'enquêteurs examine le lieu de l'événement et l'épave, interviewe les témoins et recueille toute l'information pertinente.
  2. L'étape d'examen et d'analyse : le BST examine toute la documentation liée au dossier, effectue des tests en laboratoire sur des composantes de l'épave, établit la chronologie des événements et identifie toute lacune en matière de sécurité. Lorsque le BST soupçonne ou constate des lacunes en matière de sécurité, il en informe sans tarder les organismes concernés sans attendre la parution du rapport final.
  3. L'étape de production du rapport : une version confidentielle du rapport est approuvée par le Bureau et envoyée aux personnes et organismes qui sont directement touchés par le rapport. Ceux-ci ont l'occasion de contester ou de corriger l'information qu'ils jugent erronée. Le Bureau tient compte de toutes les observations fournies avant d'approuver la version définitive du rapport, qui est ensuite publiée.

Vous trouverez de plus amples détails à la page sur le Déroulement des enquêtes.